Consty Eka : quand le Prime Time perd son Roi

Le 16 février 2026, l’Afrique médiatique a perdu l’une de ses voix les plus puissantes. Consty Eka, de son vrai nom Constantin Ekani Mebenga, s’est éteint à Abidjan des suites d’un malaise brutal. Il avait 57 ans.
Depuis l’annonce, une onde de choc traverse le Cameroun, la Côte d’Ivoire et tout le continent. Mais au-delà de l’émotion, une évidence s’impose : la télévision africaine vient de perdre l’un de ses architectes les plus marquants.
Il n’était pas le Roi de la télé. Il était la télé.
Depuis les années 80, notamment avec Noël en couleurs sur la CTV, Consty Eka s’est imposé comme le baromètre de l’audience, le visage du prime time, le nom que l’on insérait comme un refrain pour garantir l’impact.
Son nom rythmait les écrans. Sa voix donnait le tempo. Sa présence structurait l’antenne.
Comme l’a écrit le journaliste Martin Camus Mimb :
« CONSTY n’était pas le Roi de la télé. Il était la télé. »
Plus qu’un animateur, il était une institution.
Un homme d’élégance et de rigueur
Professionnel respecté, discipliné, profondément attaché à son métier, Consty Eka imposait une tenue, une posture et un respect du média qui forcent encore l’admiration.
Il a interviewé des chefs d’État, fréquenté les plus grandes figures du showbiz international, imposé le respect du métier d’animateur radio et télévision à une époque où celui-ci cherchait encore sa noblesse.
Il était ce miroir dans lequel toute une génération d’animateurs se regardait pour apprendre à tenir un plateau, à porter un costume, à occuper un silence.
L’Afrique lui rend hommage

Les hommages affluent de tout le continent.
Le chanteur congolais Koffi Olomidé a écrit :
« Mon ami, mon frère, Consty Eka… Tu n’étais pas seulement un grand homme des médias, tu étais une âme généreuse, un cœur vrai. Derrière le micro, il y avait un ami fidèle. Repose en paix, Consty. Tu resteras à jamais dans nos cœurs. »
L’artiste ivoirien Meiway a souligné :
« Consty Eka. Quoi qu’il en soit. Pour la musique et la télé tu as été un roi. Tu l’as certifié avec les Africar Music Awards. Ta lumière s’est éteinte, mais ton œuvre demeure pour l’éternité. »
Le journaliste Martin Camus Mimb résume avec gravité :
« Le trône reste vacant… »
Un homme arrivé trop tôt, dans un monde en retard

Le journaliste Vincent Sosthène Fouda a écrit :
« Il est arrivé trop tôt, dans un monde en retard. »
Consty Eka avait cette capacité rare de transformer un simple événement en attraction planétaire. Il comprenait l’antenne, il comprenait l’audience, il comprenait l’émotion.
Consty Eka et le Prime Time : un angle BRISS
En janvier, BRISS Magazine consacrait son dossier à la télévision, au prime time, aux taux d’audience, aux mécaniques de visibilité et d’impact, en collaboration avec Canal+ Advertising.
Comment ne pas évoquer Consty Eka dans ce contexte ?
Des milliers d’heures d’antenne. Des millions de minutes de prime time. Des générations captives devant l’écran.
Consty Eka incarnait ce que nous analysons dans nos colonnes : la puissance de l’audience quand elle rencontre la personnalité.
Il ne remplissait pas un créneau horaire. Il construisait un rendez-vous.
Le silence après la lumière
Sa disparition marque la fin d’une époque pour l’audiovisuel camerounais et africain. Mais son héritage demeure : une exigence professionnelle, une élégance constante, une vision ambitieuse de la télévision africaine.
Consty Eka n’était pas seulement une figure médiatique. Il était une mémoire collective.
Et comme souvent avec les géants, ce n’est pas seulement un homme qui part. C’est une époque qui s’incline.
BRISS Magazine rend hommage à celui qui a donné au prime time africain une silhouette, une voix et une exigence.
Reposez en paix, Roi du plateau.
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