Le 3 juin dernier, Yves Kom, Directeur Marketing et Communication d’Orange Cameroun, a pris part au Digital Innovation Festival organisé par ActivSpaces . En tant que panéliste aux côtés de figures telles que Blaise Etoa, Rebecca Enonchong ou encore Anthony Samé, il a brillamment posé les bases d’une réflexion profonde sur le rôle du Cameroun dans l’économie numérique mondiale. Pour Yves Kom, il ne s’agit plus de dire que l’Afrique a du potentiel, mais bien de débloquer ce potentiel et de structurer l’avenir.
Premier défi : la connectivité
Pour Yves Kom, le premier challenge à relever est celui de “l’accès à la fibre optique”. Un véritable frein car cet accès “reste encore limité dans de nombreuses régions du Cameroun”. Quand on aura sauté ce pas crucial, il faudra encore bataillé avec la question de “La stabilité énergétique”, qui dans cette mouvance demeure “un ingrédient indispensable à toute infrastructure numérique”. Car selon lui, “Sans électricité fiable, impossible d’assurer une connexion continue”.
Ensuite, il y a “Les réseaux mobiles” ceux ci “doivent continuer à être renforcés”. Et pour y arriver “Les opérateurs télécoms doivent davantage investir pour continuer d’offrir une meilleure qualité de service optimale à tous les Camerounais”. Qualité sans laquelle, il serait impossible de pouvoir espérer rivaliser avec les autres pays qui avancent à la vitesse de lumière et prennent facilement de l’avance sur le reste du monde.
Deuxième défi : les infrastructures physiques
Sur ce plan, le Cameroun, comme plusieurs autres pays africains en dessous du Sahara sont encore la 5e roue du carosse dans la course vers la conquête du numérique. Le problème effectivement est celui des infrastructures. On a beau aller vite sur Internet, si le terrain est sinueux, on ne pourra pas avancer. Yves Kom précise dans ce sens que “le numérique ne fonctionne pas en vase clos”. Car dans son déploiement, “Il croise l’économie réelle”. Il prend l’exemple du e-commerce dans son déploiement. ici, “les transactions ont lieu en ligne, mais les produits, eux, doivent être livrés physiquement”. Il est donc important:
D’améliorer les réseaux routiers pour faciliter la logistique ;
De permettre, notamment dans le secteur agricole, aux produits issus des plantations de circuler efficacement vers les marchés, en s’appuyant sur le digital comme facilitateur de mise en relation et de traçabilité.
Troisième défi : accompagnement, formation et sensibilisation des jeunes
Yves Kom a assez insisté sur cet aspect durant sa prise de parole. La jeunesse est au coeur de cette mouvance, et l’Afrique a une épingle à tirer dans ce grand jeu; elle qui a en son sein le taux de concentration de jeunes le plus élevé de la planète. Alors, “Il est crucial de former les jeunes aux métiers du numérique pour développer leurs compétences et les sensibiliser pour une meilleure gestion de leur temps sur internet”. A travers des initiatives comme le Digital Innovation Festival, et plusieurs autres cercles et programmes de formations, il est crucial de “Sensibiliser cette jeunesse aux opportunités du digital, à l’entrepreneuriat numérique, et aux innovations technologiques est un levier puissant de transformation économique”.
“L’Afrique a un potentiel énorme. Il y a une bonne concentration de la population mondiale jeune au niveau de l’Afrique subsaharienne . L’Afrique a un talent certain. Mais la vraie question à se poser c’est de se demander comment faire pour débloquer ce talent ? ” Yves Kom.